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94% des participants

affirment que Landmark a marqué une différence profonde et durable dans leurs vies.

En quoi consiste alors le Forum Landmark?

Et quel est son rôle ? Amelia Hill, reporter au London Observer, a entrepris d'enquêter sur le Forum Landmark. Ce qu'elle a découvert à propos du Forum, et par la même occasion, à propos d'elle-même, est on ne peut plus surprenant.

The Observer
Amelia Hill, décembre 2003

Je ne verse pas dans les épiphanies, je ne fais pas d'actes de foi, je ne tente pas de transformer ma vie et je n'ai jamais connu d'expérience qui ressemble à une quelconque révélation.

Je n'ai jamais lu d'ouvrages sur le développement personnel et me considère à l'abri de toute expérience extra-corporelle. La méditation m'ennuie et mes quelques tentatives de pratique du yoga m'ont inexplicablement mise de mauvaise humeur.

Ce dont je suis vraiment incapable, surtout, c'est de me tenir devant une foule de 200 personnes pour parler de partage, d'amour et de voyages intimes, puis de demander pardon aux autres pour mon incompréhension. Excepté le fait que, depuis mardi dernier, j'en suis apparemment capable.

Voilà comment c'est arrivé. Lorsque je me suis inscrite à un séminaire Landmark Education, je cherchais simplement à enquêter sur des rumeurs qui courraient à propos d'un stage qui, disait-on, transformait des gens intelligents, des professionnels de classe moyenne pour la plupart, en d'étranges automates.

On demandait aux étudiants de perdre toute inhibition et de téléphoner à leurs proches à une heure tardive pour remettre sur le tapis des mésententes oubliées et s'auto-fustiger pour leurs défauts de caractère, vrais ou bien imaginaires.
Non satisfait simplement de transformer la vie de ses participants, Landmark promet également de leur révéler le secret de ce que signifie faire partie de l'humanité tout en leur garantissant un avenir plus brillant que ce qu'ils peuvent imaginer.

Contre 275 £ et 39 heures de mon temps, cette offre me semblait valoir la peine d'y réfléchir. J'avais déjà ébauché dans ma tête la trame d'un article parlant d'une société si insatisfaite que même son élite la plus érudite était assez naïve pour payer au prix fort d'aussi vagues et grotesques promesses.

Naïveté ou non, ces deux dernières années, Landmark a suscité un gain d'intérêt impressionnant. La plupart des entreprises se réjouissent lorsqu'elles enregistrent une croissance de 6 pour cent, mais Landmark, quant à elle, peut se flatter d'une augmentation de 10 pour cent de sa clientèle dans 100 villes réparties dans 21 pays.

Plus de 125 000 personnes dans le monde ont participé au Forum Landmark l'an dernier. En 2001, ses revenus atteignaient 56 millions de dollars, même si la société se remet toujours de la perte des bureaux principaux de New York qui se trouvaient dans les tours jumelles.

Mais c'est sur le cynique territoire de Grande Bretagne que la société a mis la main sur une mine d'or, attirant plus de 1050 étudiants chaque mois, dont 80 pour cent reviennent pour suivre un second stage.

Mes entretiens avec d'anciens participants au sujet des enseignements qu'ils ont tirés du séminaire sont restés sans résultats : contents de témoigner, ils parlent avec enthousiasme de transformations, de révélations, de connaissance de soi et de possibilités tout en restant vagues quant à la façon dont une telle magie se produit. Je me suis rendue à l'évidence que la seule manière de savoir en quoi consiste véritablement ce séminaire, c'est d'y assister moi-même. Alors je me suis inscrite au Forum il y a trois semaines, déguisée en directeur de ressources humaines d'une société « X » de la City.

C'était avec un enthousiasme mitigé que je pris place ce vendredi matin dans cette salle de conférence d'une blancheur immaculée au sein des bureaux loués de Landmark au nord de Londres. Trois jours de séminaire m'attendaient, chaque journée se composant de 15 heures de cours, ce qui visait selon toute vraisemblance à causer un léger manque de sommeil chez le participant. Il m'était cependant garanti l'expérience d'une transformation avant le lundi suivant.

Nous sommes assis par rangées. Sur l'estrade, devant nous, se tient Jerry Baden, 53 ans, assis sur une chaise de directeur, nous lançant des clins d'œil de son regard sombre. En dessous de lui sont assis 160 étudiants âgés de 18 à 84 ans et pour la majorité dans la trentaine. Les hommes et les femmes, ainsi que les origines ethniques semblent répartis de manière équilibrée.

A l'étage au-dessous, 100 étudiants « diplômés » suivent le stage avancé à 495 £. Deux étages au-dessous, 100 autres suivent le programme d'expression personnelle et d'encadrement à 90 £. L'immeuble vibre de transformations bourgeonnantes.

Les participants ont l'air anxieux. On se tord les cheveux, on bouge dans sa chaise pour jeter un coup d'œil rapide autour de soi dans la salle : tout le monde semble se demander dans quelle histoire il s'est embarqué.
Jerry nous bombarde de déclarations solennelles : « L'impact de Landmark est tel que ce séminaire transformera votre vie », promet-il. Cette transformation touchera tout le monde, mais l'expérience de chacun sera particulière : tout comme le pop corn, tous les grains éclatent à différents moments.

« Mais tous les grains de pop corn n'éclatent pas forcément », me dis-je, dans un instant de panique, convaincue que ce sera moi, ce dernier grain de maïs, celui que l'on retrouvera calciné au fond de la casserole !

Et Jerry continue. Pour pouvoir éclater, il faut se laisser former. Employant ce mot qui ne manque de faire trembler mon âme d'effroi, il insiste qu'il ne faut pas être « observateur ». Il semble me regarder droit dans les yeux. Je pousse mon bloc-notes sous ma chaise d'un coup de pied et me redresse.

Il y a certaines règles. Il est important de bien rentabiliser son temps ; les pauses pipi sont déconseillées. Le fait de perdre ne serait-ce qu'une minute compromet nos chances d'atteindre notre transformation. Nous travaillerons en séances de 3 à 4 heures d'affilée. Pendant les pauses, qui seront brèves, nous aurons du travail à faire. Il y a une pause repas en début de soirée et des exercices supplémentaires après la fin de la journée. La prise de notes, les médicaments hors prescription et l'alcool sont interdits et nous devons avoir l'esprit ouvert à toutes les suggestions.

Nous laissons-nous aller à une dangereuse crédulité ? Nous en discutons avec anxiété entre nous dans les coins, à la première pause. Serait-ce un jeu pour nous manipuler l'esprit ? Est-ce la façon dont commence un lavage de cerveau ? Nous jetons un coup d'œil par-dessus nos épaules pour voir si on nous surveille. Réconfortés par le constat que nous partageons tous les mêmes inquiétudes, nous commençons à nous détendre. Nous formons peu à peu une communauté, devenant mutuellement responsables les uns des autres.

Au cours des trois jours qui suivent, on nous dispense un cours composé d'un pot pourri de philosophie, de psychologie et de théories religieuses illustrées d'extraits d'ouvrages, de pièces de théâtre et d'une description détaillée de la trame complète du film Le citoyen Kane.

Les théories exposées reprennent des idées judicieusement empruntées de la philosophie existentialiste et de la psychologie motivationnelle, puisant certains aspects de la psychocybernétique de Maxwell Maltz, du Bouddhisme Zen, d'Alan Watts et de Freud, le tout parcimonieusement agrémenté d'Abraham Maslow, d'Indouisme, de Dale Carnegie, de Norman Vincent Peale et de P.T. Barnum.

On nous encourage à partager nos pensées. Sachant, grâce à Oprah (émission américaine), que faire sur une estrade lorsqu'on est atteint d'une névrose, les gens se ruent sur le microphone, et Jerry jette aux orties leurs histoires de négligence parentale, de privation sociale et de vécu émotionnel difficile. Tout cela peut servir, mais ce n'est pas non plus du domaine du génie, et je reste, impavide, grain de maïs non éclaté. Cela fait presque 13 heures que nous sommes assis sur les mêmes chaises dures, Je m'ennuie et j'ai mal au dos.

Encore deux heures avant de pouvoir rentrer chez soi, et d'ici-là mon dernier train sera parti depuis longtemps. Je commence à me fâcher. Je sens que je suis entrain de perdre le peu que j'avais de volonté de me laisser former.

Le lendemain, nous reprenons nos places. Tous ceux de ma rangée on passé des heures à faire leurs devoirs. Je me suis délassée à la place, en lisant P.G. Wodehouse et en critiquant le séminaire avec mon compagnon. Je me sens coupable.
J'ai connu de meilleurs débuts de journée. Je trouve l'assurance de Jerry intolérable et je suis choquée qu'il prétende mieux nous connaître que ne nous connaissons nous-mêmes. Cependant, je suis peu à peu forcée d'admettre que c'est peut-être la vérité.

L'un après l'autre, Jerry vilipende ceux qui prennent le micro pour se plaindre des difficultés et des injustices de leurs vies. Il les pousse dans des états de colère, de larmes et de dénégation, jusqu'à ce qu'ils acceptent de voir la réalité de leur ruse, de leur fausseté et de leurs désillusions.

Jerry sait qu'il a gagné. A présent que nous sommes de la pâte à modeler dans ses mains, il s'apprête à larguer sa bombe. C'est à nous de réparer chacune de nos relations échouées. Tout de suite. A la prochaine pause. C'est l'heure du fameux appel téléphonique.

Il demande des volontaires pour faire l'appel. Quelques mains se lèvent, mais trop peu pour Jerry, qui nous recommande de démarrer la conversation par « je t'ai donné tort… », ou bien « je t'en ai voulu de… », ou bien encore « je suis désolé que… ».

Davantage de mains se lèvent et Jerry passe à l'acte. Des cœur à cœur larmoyants ont lieu dans les couloirs et les blessures et récriminations se transforment en réconciliation en quelques phrases.

Moi, je n'appelle personne. Je pense que je n'ai personne à appeler, mais je constate l'audace et la bravoure de ceux qui le font. Je commence à me demander si c'est une conscience de soi salutaire ou bien un déni encore plus profond qui me rend si sûre de moi. J'envisage un peu la possibilité de cette dernière supposition.

Landmark a été accusé d'être un culte, mais je n'ai rien pu constater de tel. Loin de chercher à nous séparer de nos familles et amis, on nous dit qu'il n'existe pas de relation trop éteinte pour être ranimée ni aucun amour qui ne peut reprendre vie.

Une jeune fille déplorant ne pouvoir se sentir proche de sa mère réalise qu'elle n'a jamais pu accepter le fait que sa mère ait lutté de toutes ses forces pour élever seule sa jeune famille.

'Vous avez eu peur de votre mère à l'âge de quatre ans et vous avez gardé cette peur d'enfant en vous durant tout ce temps, déclare Jerry. Elle appelle sa mère le soir même.

 « Je ne m'étais jamais rendue compte que j'avais peur d'elle parce que je m'y étais accoutumée », dit-elle le jour suivant. « Maintenant que je n'ai plus peur d'elle, je réalise combien ce sentiment de peur a pu affecter notre relation. »
Au bout du troisième jour, les participants meurent d'impatience de mettre leur nouvelle confiance en pratique dans la vie réelle. Tout autour de moi, on fait des projets, on solidifie sa carrière et on répare sa vie.
J'aimerais pouvoir participer, mais, même si j'admets que certains de ces outils peuvent sans doute s'avérer utiles, je reste de marbre. Je finis par me rendre compte que j'ai manqué à ma promesse de me laisser former. Je décide d'arrêter mon analyse et de faire confiance à Jerry. Ca me fait drôle de dire cela car ce n'est pas du tout mon genre.

Ne participant qu'à moitié, j'estime ne pas avoir le droit de prendre la parole au micro, mais lors de la pause suivante, je demande à Jerry de me montrer comment réparer une relation autrefois solide qui a échoué.

« On donne tort aux autres pour se donner raison à soi. Vous adorez avoir raison, n'est-ce pas ? dit-il. Je réalise que ses mots vont changer mon opinion, non seulement au sujet de cette relation particulière, mais aussi pour d'autres.

Je lutte et commence à voir ce qu'il veut dire par-là, même si c'est encore flou. Si mon amie à l'époque ne pensait pas qu'elle m'avait causé du tort, alors ses intentions peuvent être interprétées doublement. S'il existe deux interprétations des intentions d'une personne, alors il peut y en avoir des dizaines. S'il n'y a donc pas de vérité absolue, alors tout ce que je peux croire sur les intentions d'une personne en dit plus à mon sujet que sur cette personne.

Je sens comme des frissons parcourir tout mon corps. Je me rends compte que j'ai finalement « éclaté ». Il faut que je le donne, ce coup de fil, immédiatement.

« Dites-lui simplement que vous avez beaucoup d'amitié pour elle », termine Jerry en se levant. Je ne veux pas qu'il s'en aille. Je veux qu'il reste pour toujours pour me conseiller. « N'est-ce pas la seule chose dont vous êtes absolument certaine ? » demande-t-il. Dites-lui ce que vous savez être la vérité. » Je m'exécute. C'est facile, étonnamment facile. En un seul coup de fil je retrouve une amitié. Elle me dit aussi qu'elle ressent de l'amitié pour moi. Je pleure de joie.

Deux jours plus tard, après une excursion dans la vie réelle, nous revenons pour comparer nos notes. Je ne trouve personne qui n'ait pas connu d'amélioration dans sa vie.

On nous invite à venir partager nos expériences au microphone. Doug Tucker, de Stratford-upon-Avon, 35 ans et vendeur de jacuzzi prend la parole. Mesurant plus de 2 mètres, la tête rasée et des biceps plein les bras, arborant un tatouage illustrant un bulldog et le drapeau anglais, Doug peut difficilement être classé parmi les professionnels de classe moyenne que ce séminaire semble attirer.

« Si quelqu'un m'avait dit, avant que je participe à ce stage, que je serais un jour dans cette salle entouré de gens applaudissant et se disant les uns aux autres qu'ils s'aiment, je l'aurais frappé » dit-il. « Aussi, si quelqu'un m'avait dit que j'accomplirais ce que j'ai accompli dans ma vie ces derniers jours, je me serais fichu de lui. »

« Ce stage m'a transformé. Et de plus, ce qui est drôle, c'est que j'ignorais totalement qu'il y avait quelque chose en moi à transformer » dit-il, souriant. Le Forum Landmark n'est pas magique, ni bizarre, ni insidieux. Il distribue tout simplement du bon sens dans un environnement étonnamment intense.

C'est cette intensité qui fait toute la différence. Même si tout un chacun s'est déjà vu dire ces mêmes vérités par des amis ou des parents, nous sommes trop distraits par notre vie et trop accrochés à nos mécanismes de défense naturels pour y prêter attention.

Landmark vous aide à prendre du recule par rapport à la vie. Ces trois jours ont en quelque sorte créé une bulle de possibilités dans laquelle nous avons pu adopter une opinion différente et la mettre en pratique dans un changement d'attitude.

Je ne sais pas si je vais plus tard pouvoir appliquer toutes les leçons que j'ai apprises, mais j'espère avoir l'occasion de le faire. Je vais simplement me fier aux paroles de Jerry qui m'a promis que ce serait comme apprendre à faire du vélo : une fois que l'on sait se tenir en équilibre, ça ne s'oublie pas, même si l'on n'est jamais à l'abri d'une chute.

Les sept secrets
Les « sept commandements » pour devenir un être extraordinaire :

  • Cessez d'être orgueilleux : ne cherchez pas toujours à avoir raison, même lorsque vous savez que vous avez raison.
  • Soyez puissant : soyez direct lorsque vous communiquez et contentez-vous des réponses que l'on vous donne.
  • Soyez courageux : admettez votre peur (ce qui ne signifie pas forcément la perdre) et agissez.
  • Soyez pacifiste : arrêtez de penser que le monde ne tourne pas rond.
  • Soyez charismatique : abandonnez l'idée d'atteindre un but, mais cherchez l'accomplissement au moment présent.
  • Soyez inspirateur : partagez vos nouvelles possibilités pour toucher, émouvoir et inspirer autrui.
  • Soyez irraisonnable : dans ce que vous attendez de vous-même et des autres, et dépassez vos prétendues limites.

 -- (extrait de The London Observer, 14 décembre 2003)

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